Diagnostiquée pour la première fois par le Docteur Jean CHARCOT en 1868, la sclérose en plaques (SEP en abrégé) est une maladie neurologique très souvent invalidante qui touche le système nerveux central (cerveau, mœlle épinière et nerf optique).
Maladie capricieuse et imprévisible, elle touche plus de 50 000 personnes en France, et c'est une des principales causes de handicap chez le jeune adulte.
Au sein de la substance blanche du système nerveux central, cette maladie entraîne, par endroits, le durcissement et la destruction de la myéline, cette gaine qui entoure les fibres nerveuses, les axones. Les régions lésées sont touchées par plaques (d'où le nom de la maladie) et, de fait, la transmission électrique des informations et de l'influx se fait mal, ou plus lentement, voire pas du tout.
Les causes
Elles sont à ce jour encore quelque peu méconnues.
D'après les études réalisées jusqu'à ce jour, il semble exister une association entre des facteurs génétiques ( familles de malades ), des facteurs environnementaux, et un ou des facteurs déclenchants ( peut-être d'origine infectieuse ).
Le diagnostic
Les troubles peuvent être si divers que, dans de nombreux cas, il est très difficile à réaliser d'emblée. Cependant, parmi les troubles neurologiques les plus fréquents, on peut trouver :
- troubles de la marche avec une importante fatigabilité et des réflexes anormalement exagérés des membres inférieurs.
- troubles de la vue ( névrite ) avec une baisse de l'acuité visuelle et des douleurs oculaires.
- troubles de la sensibilité, tels que fourmillements, picotements, raideurs cutanées, sensation de chaud-froid.
- troubles génitaux sphinctériens ( rétention urinaire, constipation, impuissance )
Potentiels évoqués, ponction lombaire et I.R.M. constituent des examens déterminants et des aides puissants pour l'établissement d'un diagnostic de sclérose en plaques.
Les formes de la maladie
- forme cyclique rémittente : cette forme se manifeste par des poussées suivies de rémissions ( 70 à 80 % des cas )
- forme progressive rémittente : évolution lente et constante de la maladie marquée par des poussées
- forme chronique progressive secondaire : fait suite à la forme progressive rémittente
- forme chronique progressive primaire : la maladie, dès le départ, évolue lentement sans rémission ( également appelée progressive d'emblée )
Les traitements
A ce jour, malheureusement, on ne guérit pas de la sclérose en plaques.
Cependant, la recherche médicale a permis des avancées significatives, d'une part, dans le traitement des troubles, d'autre part, dans la limitation de l'évolution de la maladie, ceci étant surtout vrai pour les formes rémittentes.
- traitements de fond : la sclérose en plaques étant une maladie inflammatoire auto- immune, il peut être proposé, dans des formes sévères, les immunosuppresseurs. Pour diminuer la fréquence des poussées, et pour ralentir l'évolution de la maladie, il est utilisé également les immunomodulateurs, lesquels stimulent l'activité de . certaines cellules immunitaires. Enfin, pour essayer de raccourcir la durée des poussées, il existe les corticostéroïdes dont l'efficacité est malgré tout difficile à mesurer. Dans tous les cas, il est prudent de bien veiller aux effets secondaires importants provoqués par ces traitements.
- traitements de soulagement : anti convulsifs, antidépresseurs, relaxants musculaires sont couramment utilisés pour diminuer les nombreux troubles liés à la sclérose en plaques. Y sont très souvent associés des séances de kinésithérapie, psychothérapie, relaxation, physiothérapie, ergothérapie, etc…
Quelques adresses de sites
A l'étranger
- www.scleroseenplaques.ca ( Canada )
- www.msassociation.org ( Etats-Unis )
- www.mult-sclerosis.org/ ( Etats-Unis )